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Marmara

Marmara
histoire

Sur la rive opposée du détroit, zone la plus chargée d’histoire de la région de Marmara, se trouve, à la pointe ouest face au versant oriental de la Méditerranée (mer Égée), la ville de Çanakkale, principal port du détroit.

Cette cité fait face à la forteresse de Kilitbahir. Si son musée militaire, qui conserve le mouilleur de mines « héros » de la bataille des Dardanelles fait la fierté de la ville, l’attraction principale du lieu reste le musée archéologique consacré à l’exposition des résultats des fouilles relatives à la guerre de Troie dont le site n’est distant que de 10 km. Si l’on accepte le récit de l’Iliade d’Homère, le prince troyen Pâris, fils du roi Priam, enlève Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte.

Cet enlèvement de celle qui est considérée comme la plus belle femme de Grèce serait le prétexte à une expédition punitive menée par une coalition de rois grecs dirigés par Agamemnon, roi de Mycènes, et comprenant non seulement Ménélas, le roi et mari bafoué, mais Achille, chef des Myrmidons, Ajax, roi de Salamine et Ulysse, roi d’Ithaque et personnage principal de l’Odyssée du même Homère.

Deux ans après le rapt de la « Belle Hélène », une première tentative pour la ramener en Grèce échoue. Huit ans plus tard, une seconde expédition conduit les Grecs devant les murailles de Troie défendues par le roi Priam, son fils aîné Hector, son fils Pâris – le séducteur d’Hélène –, renforcées par la reine de Lesbos, Penthésilée, reine des Amazones, Anchise, roi des Dardanelles, Rhésos, roi de Thrace, et le roi d’Éthiopie Memnon.

Tous ces personnages mythiques seront sources d’inspiration pour les tragédiens et poètes de l’Antiquité à nos jours. Après des années de siège, Ulysse imagine une stratégie consistant à construire un cheval de bois géant dans lequel des guerriers seraient cachés et de l’abandonner en offrande devant les murs de Troie, feignant une levée du siège.

Les armées achéennes (celles d’Agamemnon) reprennent la mer. En dépit du mauvais présage de Cassandre, fille de Priam – donc sœur de Pâris –, pressentant une manœuvre des assaillants, les Troyens, se croyant victorieux, font pénétrer le « cheval de Troie » dans leur cité. C’est alors que les soldats Achéens sortent de l’équidé et pourfendent le roi Priam et ses alliés, bientôt assistés de l’armée grecque de retour.

De la bataille, les coalisés grecs sortiront vainqueurs bien qu’Achille, blessé au talon par une flèche tirée par Pâris, meure sous les remparts. Ainsi, vingt ans après l’enlèvement d’Hélène, Troie sera-t-elle détruite.

Cette épopée, vivement contestée par certains historiens, trouvera son épilogue provisoire grâce aux travaux archéologiques de Heinrich Schliemann qui, se basant sur le récit légendaire, découvrira, en 1870, les ruines de Troie sur la butte d’Hissarlik sur le territoire de la province turque de Marmara, confirmant l’historicité du récit bien que l’importance de cette guerre soit toujours contestée.

En effet, le seul enlèvement d’Hélène parait un bien faible prétexte pour justifier un tel déploiement de moyens, la mobilisation de nombreux royaumes et une aussi longue durée du conflit.

À la lumière des études contemporaines, il se pourrait que l’Iliade représente la synthèse de plusieurs événements de l’époque. L’Histoire retiendra que Troie (et Marmara) ont joué un rôle central dans l’histoire de la Grèce antique.

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