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Marmara

Marmara
histoire

L’intérêt de la région de Marmara ne se limite pas à cet épisode épique. Le long des côtes de la mer de Marmara s’est en effet développée une civilisation vivant de l’agriculture et plus tard de l’industrie. Sont produits autour de ses rives 30% du blé de l’État turc, 73% de la culture de tournesol et sont semées 50% des céréales.

On y trouve aussi des oliviers (seconde zone locale après la mer Noire), de la vigne, ainsi que des fruits et légumes variés. Des routes intercontinentales ont été construites, permettant la circulation des textiles et vêtements de prêt-à-porter – activité industrielle primordiale et réputée de la Turquie – et l’installation d’une industrie touristique majeure.

Essentiellement, les industries sont implantées dans la partie est de Marmara autour du triangle formé par les villes d’Istanbul, de Bursa (ancienne capitale ottomane) et d’Izmit. La ville de Kocaeli, reliée à Istanbul par autoroute, s’est spécialisée dans la fabrication de tapis et constitue un centre industriel important – autour de la localité de Hereke –, entourée de vergers et d’aires de plantation de légumes.

Adaparazi est également une ville d’industrie située dans la province de Sakarya, agrémentée depuis les temps romains de champs fertiles où poussent les fruits et les légumes.

Sabina, l’épouse de l’empereur Hadrien, à la beauté légendaire, était originaire de la région avant de suivre le souverain à Rome. Edirne, sur le versant européen, présente des édifices typiques de l’apport architectural ottoman comme la caractéristique mosquée Selimiye.

On trouve dans cette ville, qui était au XVIIIème siècle la septième d’Europe par son importance et la capitale de l’empire ottoman pendant 100 ans, des ponts, des ouvrages d’art et des caravansérails. Elle abrite le centre de lutte traditionnelle Kirkpinar (ne dit-on pas « fort comme un Turc » ?) et, lors de chaque début d’été se tiennent, pendant une semaine entière, des compétitions reconnues internationalement.

Tekirdag, en Thrace occidentale, est réputée pour ses plages et ses « festivals du vin ». Le prince Ferenc II Rakoczy (1676-1735), héros du peuple hongrois qui proclama en 1707 l’indépendance de son pays, y séjourna à partir de 1717, après sa destitution. La maison où il a vécu est devenue un musée dédié à sa mémoire. Kirklareli, plus grande province turque en Europe par la superficie, est couverte de vergers et de forêts et est bordée de plages de sable fin s’ouvrant sur la mer Noire.

On peut y voir le monument de 18 colonnes – dit « monument des 40 Martyrs » – en hommage aux 40 cavaliers ottomans morts pour la libération de la ville. Balikesir, province dont les rivages donnent sur la mer de Marmara, présente des édifices tels que la mosquée Yildirim et la tombe de Karesy Bey. Si l’on en croit la mythologie, c’est en ce lieu – où le prince troyen Pâris séjourna – que s’est tenu le premier « concours de beauté féminine » du monde. Les autochtones prétendent que le nom de la capitale de la France aurait été choisi en hommage à ce prince.

Pourtant, le cœur de Marmara est la ville d’Istanbul, fondée sur le Bosphore par l’empereur Constantin en 330 sur l’emplacement de la Byzantium antique datant de 700 ans avant J.C. De cette date à 1453, Constantinople, ville principale de la région de Marmara, devient la capitale orientale de l’Empire romain. Après sa chute, le conquérant ottoman Mehmet II en fait sa capitale en remplacement de la cité d’Erdine.

Ce n’est qu’en 1923, alors qu’elle est aux mains des Alliés, contrôlant la mer de Marmara, qu’elle devient officiellement Istanbul et perd son rôle de capitale politique au profit d’Ankara, ancrée en Asie. Aujourd’hui, Istanbul est devenu le premier centre économique et culturel de la Turquie. La « Sublime Porte », comme on la nommait en référence à la porte d’honneur du Grand Vizirat de Constantinople, est le port d’accès de la mer de Marmara par le détroit qui la relie à la mer Noire. Habitée par 15 millions de personnes, elle s’est islamisée – dans la mouvance sunnite – au détriment de son patrimoine orthodoxe.

La basilique Sainte Sophie est ainsi devenue mosquée lors de l’avènement du sultan Mehmet II au XVème siècle avant qu’Atatürk ne lui octroie la fonction de musée à vocation touristique au XXème siècle. Des restaurations successives ont conduit à la réhabilitation des fresques d’origine. Istanbul s’enorgueillit également d’une université du nom de « Turkish Marmara Üniversitesi » où l’on enseigne l’économie, le droit, le commerce, la médecine et les arts. 52000 étudiants – dont 1300 étrangers – reçoivent une formation en anglais, turc, français et allemand. Sa vocation est de promouvoir le rapprochement des cultures – dans le cadre du programme Erasmus/Socrates – en liaison avec la Commission Européenne.

Pour ce faire, l’université Marmara entretient des liens étroits avec les universités Jagellionian de Pologne, Stockholm en Suède, Bologne en Italie, Anvers en Belgique, la faculté de Ratisbonne et l’Institut de Science Politique Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne.

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