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Séjour

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Congés et séjours

Le développement des séjours touristiques va de pair avec le perfectionnement des moyens de transport mais aussi avec les changements apportés dans le rythme de travail.

Dans une Europe à 95% rurale, les vacances sont impensables, les travaux de la ferme interdisant de s’éloigner du bétail et des champs. Le glissement progressif vers le secteur secondaire (l’industrie) au fil des XIXème et XXème siècles va réglementer les horaires de travail et libérer du temps consacré aux loisirs.

En 1848, la journée de travail est limitée en France à 12 heures. En 1874, le travail des enfants en dessous de 12 ans est interdit, celui des femmes réduit.

Le président Millerand ramène, en 1900, le travail à 11 heures par jour, les syndicats participent aux négociations. Le jour hebdomadaire de repos est obligatoire à partir de 1906. 1919 voit la semaine ouvrée passer à 48 heures réparties sur 6 jours.

Le grand tournant de la législation du travail, offrant une ouverture effective sur les séjours touristiques, remonte au Front Populaire de 1936

avec l’institution des congés payés (8 à 15 jours selon les cas) et la semaine de 40 heures. Il faut attendre 1982 pour passer aux 39 heures et 1998 aux 35. Entre temps, les congés payés augmentent jusqu’à 5 semaines.

Il résulte de cette évolution générale vers plus de vacances un phénomène d’éloignement croissant du lieu de séjour par rapport au lieu de résidence et une fragmentation relativement récente des durées de chaque séjour entrecoupant les périodes d’activité professionnelle.

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Les destinations

Historiquement, avec l’avènement des congés payés, le tourisme a d’abord atteint les plages les plus proches des lieux de concentration urbaine d’où le choix des côtes normandes et bretonnes par les Parisiens, des lacs alpins par les Lyonnais, du littoral méditerranéen par les Marseillais, de la côte d’Opale par les Lillois (et les Anglais), etc.

Les premiers lieux de séjour furent donc balnéaires. Par la suite, ce goût général pour les plaisirs aquatiques, soutenu par l’élévation du niveau de vie, a conduit la population à se diriger vers des destinations plus lointaines : l’ensemble du pourtour méditerranéen dans un premier temps, puis les plages asiatiques, africaines, caraïbes et de l’Océan Indien.

Dans un même esprit de détente pure, les salariés ont également recherché le retour aux sources, c’est-à-dire des séjours dans leur région d’origine (ou pays d’origine pour les étrangers venus de pays frontaliers et vivant en France) permettant un développement du séjour touristique rural (ou « vert ») et une redynamisation des campagnes. L’allongement de la durée des congés a aussi entraîné une segmentation autorisant l’essor du tourisme de montagne, d’abord cantonné à l’aménagement des villages préexistants dans les hautes vallées (Morzine, Megève, Val d’Isère).

Les années 60-70 ont vu naître des stations de sports d’hiver dans des zones vierges généralement plus élevées – Morzine se situe à 800 m d’altitude, Val Thorens à 2300 – afin de bénéficier d’une période d’enneigement supérieure (Arcs 2000, Avoriaz) et d’un domaine skiable plus vaste, parfois relié aux pistes des stations voisines.

L’exploitation d’infrastructures coûteuses durant les séjours (téléphériques, piscines, hôtels) a conduit à une rentabilisation par l’ajout d’activités hors saison hivernale telles rafting, golf, randonnée et tennis prolongeant ski, patinage et alpinisme, activités traditionnelles.

Le patrimoine culturel français et la variété, unique en Europe, des sites constituent un autre attrait apprécié par près de 82 millions de touristes internationaux transitant annuellement (première destination de séjour touristique mondiale loin devant l’Espagne et les États-Unis).

Les provinces offrent un choix considérable de stations thermales, châteaux, forêts, lacs, vallées, des cités à l’architecture couvrant tous les styles et toutes les époques, une gastronomie réputée et la possibilité d’observer in situ la faune et la flore dont la richesse n’a d’égale que leur diversité.

Au total, 28% des Français (entendus comme résidents en France âgés de plus de 15 ans et comptés en termes de nuitées) choisissent comme destination de loisir une ville, 40% le littoral, 33% la campagne et 18% la montagne pour leurs séjours en France.

Leurs dépenses pour un séjour seront, en revanche, beaucoup plus fortes en milieu urbain et très inférieures en milieu rural. Ils sont hébergés à 68% par la famille, les amis ou dans leur résidence secondaire. Pour le reste, 11% vont à l’hôtel, 5,5% campent, 4,5% louent (chiffres issus de la direction du tourisme du Ministère pour 2007).

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