Guide de la ville et des hôtels de Bakou
( Azerbaijan )

Avion : Les compagnies aériennes Turkish Airlines, Aeroflot, Air Baltic et British Airways proposent des vols avec correspondance à destination de Bakou.
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Les ressortissants français doivent obligatoirement obtenir un visa pour se rendre en Azerbaïdjan.
Pour plus d’informations, cliquez sur l’onglet « Entrée/séjour » de la page Conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires Etrangères.
Avant de vous rendre à Bakou, il est important de mettre à jour vos vaccins (en particulier DTPolio et Hépatite A). Il est ensuite fortement conseillé de contracter une assurance de rapatriement sanitaire incluant explicitement l’Azerbaïdjan. Enfin sur place, il y a quelques précautions essentielles à prendre en matière de santé. Pour plus d’informations, et pour consulter la liste des médecins recommandés par l’ambassade, cliquez sur l’onglet "santé" de la page Conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires Etrangères.
Au bord de la mer Caspienne, Bakou frappe tout d’abord par sa fiévreuse activité d’exploitation pétrolière. Elle en vit depuis la fin du 19ème siècle et, en conséquence, il faut s’attendre à voir des usines et des plateformes off-shore au large. Mais, Bakou possède d’autres atouts, notamment son grand âge : la vieille ville et ses monuments historiques, très biens conservés, sont ainsi classés au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est un passage obligé en Azerbaïdjan. La ville nouvelle, créée lors du boom pétrolier au début du 20ème siècle, frappe par son élégance : on y admire le style Art Déco des demeures des rois du pétrole. La culture azérie, par ailleurs, est très intéressante, et les nombreux musées de la ville permettent de la découvrir. Notez enfin que l’Azerbaïdjan est un pays très tolérant en matière de religion et souhaite faire découvrir sa culture religieuse. Aussi, les non-musulmans peuvent-ils visiter sans problème les mosquées et divers lieux de pèlerinages musulmans.
La ville de Bakou compte 2 millions habitants (estimation de 2007).
Le nom de « Bakou » dérive du perse « Bad-kube », signifiant « ville battue par les vents », ou bien de « Baghkuh », signifiant Mont de Dieu, selon les interprétations.
Le site de Bakou est habité depuis l’âge de Pierre, et les premières traces écrites de l’existence de Bakou datent du 6e siècle avant J.-C.
1er siècle après J.-C. : Les Romains atteignent Bakou.
7ème siècle : Pénétration arabe, l’islam s’implante comme religion principale.
9ème siècle : Indépendante, Bakou connaît un âge d’or. Elle est dirigée par la dynastie d’origine arabe des Chirvanshah, qui établissent le premier Etat azéri (Azerbaïdjanais).
12ème siècle : Bakou devient la nouvelle capitale du pays suite à la destruction de Shamakhy par un tremblement de terre. Elle est fortifiée à cette époque et résistera à trois vagues d’invasions barbares.
1540 : Bakou est prise par les troupes des Safavid (Perses).
1604 : La forteresse de Bakou est détruite par le shah iranien Abbas I.
1723 : Après un long siège, la ville se rend aux Russes. Au cours du siècle, elle sera prise tour à tour par les Perses et les Russes, comme un lieu stratégique dans le conflit entre ces deux puissances.
1813 : Signature du Traité de Gullistan entre la Russie tsariste et la Perse, qui prévoit la cessation de Bakou et d’une grande partie du Caucase par l’Iran et l’annexion de ces territoires par la Russie.
1872 : Début de l’exploitation du pétrole d’Azerbaïdjan, qui attire des investisseurs internationaux.
Au début du 20e siècle, la moitié des réserves de pétrole du monde sont extraite à Bakou.
1917 : Après la Révolution bolchevique, Bakou est dirigée par la Commune de Bakou.
1918 : Utilisant un conflit inter-ethnique latent, les bolchéviques provoquent une guérilla civile à Bakou. Sous prétexte d’éliminer le parti dissident Musavat, ils massacrent des milliers d’Azéris et de Musulmans.
1918 : Bakou devient la capitale de la République Démocratique d’Azerbaïdjan, nouvellement indépendante, et qui dure deux ans jusqu’en 1920.
1920 : L’armée rouge envahit Bakou qui retombe sous l’autorité russe et devient la capitale de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan.
Bakou est située à l’est de l’Azerbaïdjan au bord de la mer Caspienne, sur la rive sud de la presqu'île d'Abseron.
Bakou dispose d’un réseau de bus et d’un métro. Il vaut mieux toutefois éviter de l’utiliser, surtout après la tombée de la nuit, la délinquance étant importante dans cette ville.
Taxis : Des sociétés privées assurent le transport de voyageurs 7j/7.
Location voiture : La plupart des compagnies internationales sont présentes à Bakou, à l’aéroport comme au centre-ville.
La vieille ville, au centre, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Voir ses murailles et ses tours, ses rues sinueuses et ses anciens bâtiments, en particulier le palais de Shirvanshahs, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, les caravansérails (auberges), la tour de la Vierge (classée au patrimoine mondial de l’Unesco), les bains, la mosquée de Juma et les nombreuses autres petites mosquées, difficiles à trouver, car souvent intégrées aux maisons particulières, ainsi que les anciennes maisons avec jardinets.
Le Boomtown, au sud, est la partie de la ville dite « européenne », qui a été construite au moment de l’exploitation massive de pétrole, au début du siècle. Son architecture est très soignée, et souvent de style Art Nouveau. Voir la Place des Fontaines, vaste place piétonne entourée de monuments publics, l’hôtel de ville et son beffroi néoclassique du 19e siècle, le Palais du Pétrole de style Art Nouveau, l’Institut des Manuscrits et documents anciens, ainsi que la Résidence Najinski et le Palais Ismaillya.
L’allée des Martyrs, parc consacré aux morts des guerres et des révolutions qu’a connu Bakou, auquel on accède par funiculaire.
Le Musée National des Beaux-Arts d’Azerbaïdjan, où l’on trouve de l’art européen et russe, mais aussi oriental et moyen-oriental.
Le Musée des Tapis et Arts Appliqués, très riche, présente l’artisanat d’art d’Azerbaïdjan par région, depuis le 17e siècle.
Profiter de la plage de Shikhov et de son parc de loisirs, ainsi que des promenades en bord de mer.
Assister à des spectacles de musique traditionnelle Azéri et aux chants de Mugam.
Tapis tissés à la main, broderies, soie, bijoux.
La cuisine azérie mêle les influences méditerranéennes, iraniennes, russes et centre-asiatiques. Elle utilise beaucoup le riz, notamment cuisiné en pilaf (riz parfumé aux épices, sauté et cuit au bouillon). Il existe une quarantaine de variétés de pilaf différentes : à la viande, au poisson, aux légumes, au lait, aux fruits et aux fruits séchés, par exemple. Avec les pilafs sont souvent servis des sorbets préparés avec des fruits et du sucre.
Le kebab est un plat local de base, souvent à base de mouton. Plus particulier, le Shashlik mérite également d’être goûté : la viande est marinée depuis la veille dans une marinade à base de vinaigre, de vin sec ou de jus de fruit assaisonnée aux épices, avant d’être grillée en brochettes au barbecue. Un autre plat de viande est le dolma, recette de mouton et de riz aux épices et cuit dans une feuille de vigne ou de choux, à la vapeur. Sur la péninsule d’Absheron où se trouve Bakou, on déguste particulièrement des dushpara, petits raviolis fourrés à la viande, et des kutab, boulettes de viande entourées d’une pâte très fine.
Par ailleurs, les Azéris sont amateurs de légumes frais : tomates et concombre sont servis à tous les repas. Ils sont également friands de soupes : la soupe pili, mélange de mouton et de pois, ou encore la dovga, soupe froide de yaourt aux herbes et boulettes de viande.
Le repas s’achève sur des pâtisseries orientales, baklavas (gâteau au miel et aux amandes), ou shekerbura (tourte aux noix et au sucre), parmi d’autres…
En boissons, vous pouvez essayer (avec modération) la vodka locale, à base de cornouilles et de mûres, et bien sûr le thé, boisson essentielle de la vie quotidienne. Entre les repas, il est souvent servi avec des confitures de coing, de cornouilles, de raisins ou de figues.
Mars : Novrouz Bayram, nouvel an Zoroastre (Perse), célébration du renouveau du printemps. C’est l’une des fêtes les plus populaires en Azerbaïdjan qui donne lieu à de nombreuses célébrations.
Juin : Festival International de Jazz de Baku.
Octobre : Ramazan Bayram, dernier jour du ramadan (Aid-el-Fitr), festivités familiales et cadeaux.
17 novembre : Jour de Renouveau National.
20-21 décembre : Gurban-bayram, fête musulmane du Sacrifice, fête familiale.
Tourisme en Azerbaïdjan (en anglais)
Climatologie de la ville de Bakou
Lorsqu’il est midi à Paris, il est 14h (en été) ou 15h (en hiver) à Bakou.
L’aéroport de Bakou (BAK) se situe à 25 km du centre-ville.
Pour en savoir plus, cliquez la fiche relative à l'aéroport de Bakou.
L’Azerbaïdjan offre de superbes paysages naturels. Voir les volcans de Goboustan, le lac Goy-gol, l'Île d'Artyom et ses paysages lunaires, la réserve d’oiseaux de Kizilagadj, les plages de la mer Caspienne et la presqu'île d'Apchéron.
La ville de Kouba, ses nombreux monuments et sites archéologiques, ainsi que le village juif de Krasnaya Sloboda, l’un des premiers foyers de peuplement juifs en Azerbaïdjan.
Le joli village de Sheki, où la vie semble s’être arrêtée dans le passé. Voir la ville haute, la forteresse du XVIIIe siècle, le palais des Khans et les maisons anciennes, les peintures rupestres et les paysages de montagne.
Le village de Kish, avec son église albanienne construite, dit-on par un disciple du frère de Jésus.
Lahij, ville médiévale surplombant un canyon. Voir la mosquée, le hammam et les ateliers de cuivre.
Chemakha : Petite ville qui renferme un chef-d'oeuvre de l'art musulman, le palais des chahs de Chirvan.
Le Mausolée de Momine Khatun (1187) tour décagonale de briques de 35 mètres, et sa crypte.
Les pétroglyphes de Gemigaya, dans la région de Nakhichevan, datant du 4e au 1er millénaire avant J.-C. Le mythe de Noé y est représenté.
Note : Il est déconseillé de se rendre au sud-ouest dans le Haut-Karabakh, actuellement zone de conflit.
« Impressions de voyage. Le Caucase », d'Alexandre Dumas (1859)
« Ali and Nino », de Kurban Said (1937)
« L’Or noir des steppes », de Sylvain Tesson et Thomas Goisque (2007)
« Révolution, révolution, Tome 4 - Les Nouveaux Tsars », bande dessinée de Jean-Yves Delitte (2007)
« Sur les routes de la soie », de Reza et Olivier Weber (2007)
« Le monde ne suffit pas », de Michael Apted (1999)