L’Orange est le plus grand fleuve d’Afrique du Sud avec 2 200 km de long. Il traverse trois pays : le Lesotho où il prend sa source à 3 299 m dans les montagnes du Drakensberg, l’Afrique du Sud sur sa majeure partie, et enfin la Namibie dont il constitue la frontière naturelle avec l’Afrique du Sud. Sur ce parcours d’est en ouest, il reçoit à Douglas son principal affluent, le Vaal, franchit les chutes d’Augrabies (147 m) à 500 km environ de son embouchure, puis se jette dans l’Océan Atlantique. Le bassin de l’Orange arrose plus de 40 % de la superficie de l’Afrique du Sud. Avec une pluviométrie moyenne de 310 mm, ses eaux représentent le 5ème du débit total des eaux du pays. Pour mettre cette richesse au profit des régions traversées les plus pauvres (eau courante, développement des zones d’irrigation, production d’électricité), le fleuve a ainsi fait l’objet d’une intense politique de développement : taras bulba taras bulba FLEUVE Un fleuve (du latin fluvius) est un cours d’eau, limité par des berges, en général de gros débit, qui se nourrit de plusieurs affluents sur son parcours et se jète ensuite dans la mer. Les fleuves jouent un rôle très important dans le cycle de l’eau : ils permettent l’écoulement des eaux continentales vers les eaux maritimes. On peut caractériser un fleuve selon plusieurs critères : son débit en m3 d’eau par seconde, la superficie de son bassin versant, et sa longueur, qui se mesure de sa source jusqu’à son embouchure. La puissance et l’alimentation d’un fleuve (pluies, affluents, marécages…) influent sur l’aspect de ses berges et sa couleur. Un fleuve est alimenté de plusieurs sources : les pluies, la fonte des neiges et des glaciers, les eaux souterraines, et les affluents. Selon l’abondance de ces sources, le fleuve est plus ou moins puissant ; son débit peut également varier en fonction de l’altitude et des saisons. On parle d’eaux basses quand le fleuve est alimenté seulement par les eaux souterraines, et de hautes eaux quand les pluies ou la fonte des neiges provoquent une surabondance d’eau. Cette affluence peut provoquer une crue : le fleuve déborde de son lit digues ou nombreux barrages pour lutter contre ses crues fantasques. La morphologie du fleuve fait de ce système d’alimentation l’un des plus complexes d’Afrique. Le fleuve Orange s’écoule comme un long ruban tranquille en dehors des cascades de son cours supérieur et des spectaculaires chutes d’Augrabies. A ce niveau, ses rives offrent dans cet environnement aride un cordon fertile où poussent des cactus, des aloès, des vignes, des champs irrigués. Le fleuve traverse d’autres paysages extraordinaires comme les zones désertiques de la frontière avec la Namibie. Son embouchure figure sur la liste de la Convention Ramsar. taras bulba taras bulba et inonde ses berges, causant parfois de gros dégâts matériels. Quand le fleuve rejoint la mer, il peut créer un estuaire. Il s’agit d’une zone de transition ou l’eau salée de la mer se mêle à l’eau douce du fleuve. Un delta peut également se former ; le fleuve se sépare alors en de multiples bras, qui forment une zone triangulaire jusqu’à la mer ou l’océan. On peut citer, par exemple, le delta du Nil en Egypte, ou le delta de l’Orénoque au Venezuela. Parmi les fleuves les plus célèbres, le fleuve Amazone présente le plus fort débit au Monde (175 000m3/seconde) ; le Nil, qui parcourt 6700km, est le plus long fleuve.