Le lac Iliamna se situe à l’extrême sud-ouest du territoire de l’Etat américain d’Alaska, juste au nord de la péninsule d’Alaska. Sur un territoire qui compte des milliers de lacs, il est le plus grand au point de ressembler à une mer intérieure (à peu près la taille du Connecticut). Ses eaux communiquent avec la Baie de Bristol, qui joint la mer de Béring à l’Océan Pacifique, en descendant la rivière Kvichak. Celle-ci connaît la plus importante migration au monde de saumons : en juin-juillet, ils remontent son cours par milliers pour se reproduire dans le lac. Le lac Iliamna est relativement isolé. Ses rives ne comptent que cinq villages (Iliamna, Newhalen, Kokhanok, Pedro Bay and Igiugig) dont le plus important ne compte que 200 habitants permanents. On ne peut pas y accéder par voie de terre. Les visiteurs, en été, se déplacent en bateau ou en hydroplane. L’Iliamna a la particularité d’être « oligotrophe », c'est-à-dire pauvre en éléments nutritifs, d’où un écosystème spécifique. Celui-ci intéresse la recherche pour l’étude de sources d’énergie alternatives. Avec l’observation de la nature sauvage, de la faune et de la flore, la pêche y est l’activité favorite. On y trouve notamment des truites, des saumons, des ombres. Le lac détient l’une des deux plus grandes populations de phoques en eau douce du monde. Il a aussi son « monstre » ou sa légende, esturgeon géant, barracuda, brochet ? Les théories s’affrontent. Là où se séparent les eaux de l’Iliamna et de Bristol Bay débute le parc national et la réserve de Katmay, lieu de rendez-vous des ours bruns.