Le lac Volta se trouve à l’est du Ghana, en Afrique occidentale. Il collecte les eaux des rivières Volta noire, Volta rouge et Volta blanche venant du nord, puis alimente le barrage d’Akosombo, au sud-est du pays. En aval du barrage, ses eaux forment le fleuve Volta qui se jette au sud dans le golfe de Guinée. Situé à 85 m d’altitude, le Volta est le plus grand lac artificiel au monde avec 500 km de long sur une largeur moyenne de 35 km. Pendant la saison des pluies, sa superficie s’agrandit sensiblement. La production d’énergie de la centrale fournit tout le pays en électricité et permet l’exportation (Togo, Burkina Faso). Le réservoir d’eau douce que constitue le lac permet d’autres activités au fort potentiel : irrigation des surfaces agricoles au sud-est, essor des exploitations forestières, croissance des activités de pêche et de pisciculture, ravitaillement en eau douce de plusieurs communes. Mais la gestion des eaux n’y est pas toujours simple. Le lac Volta étant navigable, il sert de liaison entre l’intérieur du pays et l’océan Atlantique via l’embouchure de la Volta. Points de dépôts de marchandises ou escales, de nombreux ports sont implantés autour du lac : Akosombo, Kpandu, Kete-Krashi, Makongo, Yeji ou Yapei. Ils offrent des possibilités de croisières de plusieurs jours. En remontant le lac depuis Akosombo, la végétation évolue d’une forêt tropicale dense au sud à des zones d’arbustes puis à la savane au nord où éléphants, léopards, hyènes, antilopes et singes ont survécu à la chasse. L’ouest du lac est bordé par le Parc National de Digya.