À 400 km au nord de la capitale Nouméa se situe Hienghène, la commune la plus étendue de la Nouvelle-Calédonie.
D’une superficie de 1 070 km2, elle est réputée pour la richesse et la diversité de ses paysages. Elle abrite notamment de curieuses formations rocheuses, dont le roc de Lindéralique, le Sphinx et la célèbre Poule Couveuse, figure emblématique de la NouvelleCalédonie.
La « Poule de Hienghène » est un volumineux îlot de roches calcaires noires d’origine karstique.
Suivant l’angle d’observation, le rocher peut prendre la forme d’un bâtiment muni de deux tours ou d’une poule en train de couver. C’est pourquoi il est surnommé « les tours de Notre Dame » par les premiers navigateurs, avant d’être rebaptisé « la poule de Hienghène ».
Effectivement, le bec, la crête et les plumes ornant la queue d’une poule se dessinent distinctement dans les rochers. Ce « volatile » est accessible par bateau, pirogue et kayak. L’îlot est en outre doté d’une petite plage permettant d’y improviser un pique-nique.
Dans la baie de Hienghène se trouve également une autre formation rocheuse ayant la forme d’un sphinx. Un belvédère surplombant la baie donne une vue panoramique sur la Poule et le Sphinx.
Sous ses allures de paradis tropical, Hienghène n’en cache pas moins un passé colonial douloureux. Hienghène signifie d’ailleurs « pleurer en marchant » dans la langue fwaî.
Les missionnaires et les colons s’y établissent en 1843 et instaurent le commerce et la culture du café.
Le premier gouverneur de Nouvelle-Calédonie, Tardy de Montravel, s’empare du pouvoir en 1854 en s’attaquant au grand chef Bwarhat.
Débute alors une longue série d’affrontements avec les colons et les missionnaires, qui se mue par la suite en lutte d’indépendance. À la tête de ce combat se trouve Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste issu de Hienghène, assassiné en 1989.
Les accords de Matignon et l’accord de Nouméa sont finalement conclus en 1988 afin de régler la question de l’indépendance et de parvenir à une paix politique.
Depuis plusieurs années, le tourisme est devenu le fer de lance de l’économie communale.
La région, très riche, dispose d’une faune et d’une flore endémiques, ainsi que de paysages alternant vallées, cascades, rivières, montagnes, récifs coralliens, plages et îlots. Ce sont des lieux magnifiques, propices aux balades en vélos, chevaux, pirogues ou kayaks et aux plongées sous-marines.
Le village regroupe un centre médical, un centre culturel, un marché communal, l’office du tourisme, une base nautique et un port de plaisance.
Le centre culturel mélanésien abrite un musée des arts et traditions des Kanaks. Des objets artisanaux, des expositions de peinture et de sculptures y sont présentés. Des volontaires y organisent également des spectacles, ateliers et autres activités.
Les différentes tribus de l’île proposent des visites et des séjours traditionnels au sein de leurs communautés. Il suffit de se rendre à l’office du tourisme du village pour avoir les indications afférentes.
Outre l’accueil chez l’habitant, le visiteur pourra aussi choisir entre le camping, les gîtes et les tables d’hôte pour se loger.
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