Le Lac Albert est, de par sa superficie de 5 270 km2, le septième lac d’Afrique. Il marque en son milieu la frontière entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Le lac est alimenté par le Nil Victoria qui ne le traverse pas, mais s’y déverse au nord et poursuit sa route dans la même direction sous le nom de Nil Albert. À son embouchure, le Nil forme un immense delta. C’est là que se situe le Parc national de Murchison où l’on peut admirer les chutes du même nom. Au sud, le Lac Albert est alimenté par la rivière Semliki qui vient du Lac Edouard et coule au pied des Monts Ruwenzori au cœur d’une luxuriante végétation à travers le Parc Semliki. En 1864, l’explorateur anglais Samuel Baker découvre le Lac Albert. Après avoir exploré ses rives, il lui donne le nom du conjoint de la Reine Victoria, Albert de Saxe-Cobourg. Le lac est poissonneux à souhait, ce qui représente une richesse incontestable pour la population des deux pays. Cependant, deux éléments jouent en sa défaveur : d’une part, une dégradation environnementale par la trop forte présence d’algues, de phycotoxines et une diminution de la valeur en oxygène et, d’autre part, la découverte de gisements de pétrole sous le lac, ce qui provoque des tensions entre ces même pays. Les dirigeants du district congolais de l’Ituri déjà en proie à des problèmes interethniques, voient d’un mauvais œil le début de l’exploitation prévue pour 2009 sur territoire ougandais. Seules des discussions à haut niveau pourront régler le problème.