Prenant sa source dans les hauts-plateaux centraux de la Nouvelle-Guinée, le fleuve Sepik, le plus long cours d’eau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec ses 1 126 kilomètres s’écoule au cœur de la forêt tropicale qui recouvre les trois-quarts de ce pays humide, grand comme l’Espagne, au climat influencé par la mousson. Ce territoire couvre la moitié est de l’Ile, l’autre moitié étant la province indonésienne de la Nouvelle-Guinée. Après avoir quitté les hauteurs vers Yapisei, le Sepik fait une brève incursion dans le pays voisin avant de dessiner des méandres dans la plaine, créant une zone marécageuse de plusieurs dizaines de kilomètres de large, des bras ou des lacs. C’est dans cette région aux paysages et écosystèmes divers que vit la peuplade des Chambri et d’autres tribus papoues, avec leurs coutumes, leur art, leurs esprits, mais aussi leurs nombreux problèmes sociaux. Au terme de son périple, le Sepik se jette dans la Mer de Bismark ainsi nommée en l’honneur du chancelier d’Allemagne de la fin du XIXème siècle, époque où cette nation possédait le nord du pays ainsi que des îles environnantes. Bien que sinueux, le Sepik est en grande partie navigable et il a été, ainsi que sa région, exploré par les Allemands jusqu’à la Première Guerre mondiale, époque à laquelle le territoire passa sous contrôle australien. Aujourd’hui, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont la capitale est Port Moresby, ville érigée sur les bords de la Mer de Corail, fait partie du Commenwealth britannique.