C’est dans la Cordillère des Andes au nord-ouest de la ville minière bolivienne de Potosi, considérée comme la plus haute ville du monde (4 070 mètres), que le Rio Pilcomayo – appelé aussi Araguay – prend sa source. Il effectue ensuite un périple d’environ 2 500 km avant de se jeter dans la rivière Paraguay à Asunción, capitale du pays du même nom. La première partie de son parcours se situe sur le territoire bolivien. Ensuite, le Pilcomayo définit une frontière entre le Paraguay et l’Argentine. Son cours suit une direction dans le sens nord-sud, puis traverse le Chaco central. A sa sortie du territoire bolivien, le Pilcomayo coule à une altitude de 300 mètres environ en dessinant de nombreux méandres au milieu de forêts, pâturages et plaines fertiles. Cette rivière dont le débit n’est pas discipliné par des barrages est dépendante des éléments, passant des périodes de sécheresse à celles des inondations, ce qui a des effets sur son écosystème et sur les populations, victimes de ces phénomènes naturels. De plus, les exploitations minières de Potosi, dans la toute première partie de son parcours, provoquent une contamination inquiétante des eaux de la rivière. Dans la dernière partie de son cours, le Pilcomayo traverse le Parc national qui porte son nom, d’une surface de plus de 47 000 hectares, formé de marais et marécages au milieu d’une forêt dense où vivent variétés d’oiseaux, de nombreux mammifères, ainsi que des anacondas et des serpents aquatiques. Ce parc est répertorié dans la liste des zones humides d’importance internationale.