Guide de la ville et des hôtels de Erevan
( Arménie )

Avion : Les Compagnies Czech Airlines, Aeroflot, KLM, Air Baltic et Air France proposent des vols avec correspondance à destination de Erevan (ou Tbilisi).
Les meilleurs tarifs des compagnies aériennes sont disponibles sur bourse-des-vols.com.
Le visa est obligatoire pour se rendre en Arménie. Les ressortissants français peuvent établie un visa de court séjour (120 jours) avec leur passeport valide jusqu’à trois mois minimum après la date prévue de retour.
Avant de vous rendre à Erevan, il est important de mettre à jour vos vaccins. Il est ensuite fortement conseillé de contracter une assurance de rapatriement sanitaire. Enfin sur place, il y a quelques précautions essentielles à prendre en matière de santé.
Pour plus d’informations, cliquez sur l'onglet "Santé" de la page Conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires Etrangères, et pour consulter la liste des médecins et pharmacies d’Erevan, cliquez sur la fiche du CIMED - Erevan.
Erevan est considérée comme l’une des plus vieilles villes du monde – sa naissance officielle date du 4e siècle avant J.-C. Au cœur des civilisations perses, ottomanes et grecques, elle a subi l’influence de multiples cultures et a connu de nombreuses invasions.
Erevan a eu plusieurs vies : des périodes perses, byzantines et russes qui ont forgé son architecture et son art. On en trouve diverses traces à travers la ville. Cette dernière, pourtant, présente la spécificité d’avoir été en partie reconstruite au 20e siècle par l’architecte Tamanian, selon les règles esthétiques de l’URSS : c’est un des plus beaux exemples de cette architecture. La taille d’Erevan (1 million d’habitant) et sa position géographique sur plusieurs collines, en fait une ville aux multiples facettes : chaque quartier est différent. Actuellement très dynamique, Erevan bénéficie du succès touristique de l’Albanie et d’une croissance économique régulière.
La ville d’Erevan compte 1 245 700 habitants (estimation de 2006).
Erevan est l’une des villes les plus anciennes du monde. Le site est habité depuis l’époque néolithique.
4e-3e siècles avant J.-C. : Site de Shengavit, dont on a retrouvé de nombreuses traces archéologiques.
-782 : Fondation de la forteresse Erebouni par le roi de l’Urartu Argishti 1er. C’est la naissance officielle d’Erevan, dont le nom dérive d’Erebouni. La ville se dote de canaux d’irrigation et d’un réservoir.
-590 : La ville est prise par les Perses.
189 : Erebouni est accolée aux villes voisines de Teishebani et Shengavit, et s'appelle désormais Artashat. Durant plusieurs siècles, elle sera l’objet d’une lutte de territoire entre les Perses et les Romains, et deviendra un carrefour des routes commerciales entre Orient et Occident.
238 : Erevan, avec l’Arménie, devient un protectorat de la Perse mais lutte pour préserver sa culture.
301 : Le roi Tiridate d’Arménie se convertit au Christianisme. On détruit les temples millénaires pour construire des églises.
428 : Le dernier roi d’Arménie décède, et le pays est récupéré par les Perses. Après de nombreuses révoltes populaires, la pratique du christianisme est autorisée, ainsi que la construction de lieux de cultes.
658 : Les Arabes s’emparent d’Erevan après vingt années de résistance, mais les Arméniens gagnent tout de même une large autonomie, et la population demeure majoritairement chrétienne. La ville est alors prospère et fort puissante.
740 : Emeutes populaires, la ville est pillée et brûlée.
850 : Prise de pouvoir du roi Achot 1er d’Arménie, qui fonde la dynastie des Bagratides et apporte la paix.
10e siècle : prospère et rayonnante, Erevan devient le véritable centre de l’Arménie orientale, mais les Byzantins et les Seldjoukides se la disputent. Finalement, ces derniers pillent et détruisent la ville avant de la laisser à l’abandon.
1201 : Erevan est reprise avec l’aide des Géorgiens et connaît un nouvel âge d’or.
1256 : Prise par les Mongols, la ville devient capitale d’une des régions de cet empire. A la fin du siècle, elle connaît cependant une grave famine et se retrouve de nouveau laissée à l’abandon.
1679 : Un tremblement de terre détruit une grande partie d’Erevan, qui va cependant être grandement reconstruite.
1747 : La ville retombe aux mains de Perses.
1828 : Les Perses cèdent Erevan à l’Empire Russe. Elle devient capitale de la province arménienne. Elle sera brièvement capitale de la République d’Arménie entre 1918 et 1921 avant de tomber sous le joug bolchévique.
1924 : Un plan de reconstruction globale d’Erevan est adopté. La ville est un des meilleurs exemples d’urbanisme et d’architectures soviétiques.
1991 : Avec l’effondrement de l’URSS, Erevan redevient la capitale de la République d’Arménie.
Années 2000 : La ville connaît enfin les effets de la croissance économique et présente désormais un nouveau visage, plus moderne.
Erevan se situe au centre-ouest de l’Arménie, au nord de la plaine d’Ararat, à 900 mètres d’altitude. Elle est traversée par le fleuve Hrazdan. Elle est construite sur sept collines. Aussi, certains de ses quartiers sont-ils situés en plaines et d’autres à flanc de colline, voire en bord de falaises.
La zone d’Erevan connaît une forte activité sismique.
Métro : Erevan dispose d’une ligne de métro desservant 10 stations du nord au sud de la ville.
Bus : Le réseau de bus est composé de 46 lignes de bus et minibus, et de 24 lignes de trolleybus.
La Forteresse d’Erebouni construite au 8e siècle avant J.-C., est le plus ancien monument de la ville.
L’institut Matenadaran est une bibliothèque exceptionnelle qui contient des milliers de manuscrits, certains datant du 5e siècle.
La mosquée bleue Gök Jami, construite en 1766 et récemment restaurée.
C’est l’architecte Tamanian qui a conçu toute la ville moderne d’Erevan dans les années 1920, dans un style soviétique exemplaire. Il a dessiné la Place de la République, place centrale de la ville et lieu de rencontres des habitants dans les grandes occasions et les fêtes populaires. Elle est reliée à l’Opéra, second cœur de la ville, par l’avenue du Nord. L’Opéra est la principale salle de spectacle et un centre culturel majeur.
Conçue cette fois dans les années 1970, la Cascade, monument impressionnant, sert aujourd’hui de musée d’art contemporain ou de lieu de concerts
. La statue de Mère Arménie, de 23 mètres de haut, guerrière armée d’une épée. Elle s’appuie sur le musée du Ministère de la défense dont les collections traitent de la Seconde Guerre Mondiale.
Le Mémorial monumental du Génocide Arménien, ou Tsitsernakapert, construit en 1968, est entouré d’un parc et accompagné d’un musée sur le génocide. Chaque année, le 24 avril, les Arméniens commémorent le génocide autour de la flamme éternelle du mémorial.
L’Eglise de l’Anniversaire (Cathédrale Sourp Krikor Loussavoritch), achevée en 2001, célèbre les 1700 ans de christianisme en Arménie.
Le Musée d’Histoire de l’Arménie et la Galerie d’Art Nationale, qui présentent des nombreux objets retraçant l’histoire du pays et des œuvres des plus grands peintres.
Aller au cirque de Russie : l’Arménie a longtemps été russe et conserve cette belle tradition.
Parcourir le marché sur la place de Mashots (Shuka), où l’on trouve des fruits, légumes, fruits secs et autres douceurs arméniennes.
Aller au « Vernissage », les puces d’Erevan ouvertes le week-end, qui proposent une multitude de bijoux fais-main, de vieux livres et autres antiquités : la visite est passionnante.
Tapis tissés à la main, à partir de la laine des moutons du Caucase, vêtements de laine tricotés à la main et écharpes en batik, bijoux, céramiques, ornements de Noël orthodoxes peints à la main.
L’hôte arménien se doit d’offrir « plus que ce qu’il possède » à ses invités, aussi les tables regorgent-elles de plats différents, tous proposés en même temps. La cuisine arménienne est influencée par les traditions culinaires grecques, turques et libanaises. On y trouve les fameux mezzés (entrées) avec du houmous, des feuilles de vigne fourrées, des böreks (pâtisseries salées) ou du taboulé, ainsi que des salades de légumes, et des soupes de yaourt et de poulet.
En plats, goûtez aux khorovadz (brochettes de viande) et aux poissons grillés.
La spécialité nationale est le Khach, potée de pieds de bœuf bouillis.
En dessert, les Arméniens apprécient les baklavas et les loukoums, originaires de Turquie.
En boisson, testez le célèbre cognac arménien. La Yerevan Brandy Company, à Erevan, produit un cognac très réputé. Le tahn est également populaire : cette boisson d’origine persane est faite à base de yaourt liquide et salé.
24 Avril : Commémoration des victimes du génocide arménien (Medz Yeghern), rassemblement au mémorial d’Erevan.
Juin/Juillet : Festival du film Abricot d’Or (« Voské Dziran »), un festival de cinéma de plus en plus réputé.
15 septembre : fête du Moussa Lèr (la Cicilie) où des milliers de personnes se rassemblent sur une colline près d'Erevan.
21 septembre : fête de l’indépendance au cours de laquelle l’armée défile sur la grande place d’Erevan. Feux d’artifice et concerts organisés, ainsi qu’une cérémonie officielle au cimetière Yerablour.
Début octobre : fête de la fondation d’Erevan, avec un festival de musiques traditionnelles.
Octobre : Festival de la Bande-Dessinée à Erevan.
Tourisme en Arménie (en anglais)
Site officiel de la ville d’Erevan (en anglais)
Webcam du Mont Ararat, vue sur Erevan
Climatologie de la ville d'Erevan
Il y a trois heures de décalage entre Paris et Erevan. S’il est midi à Paris il est 15h à Erevan.
L’aéroport d'Erevan (EVN) se situe à 10 km du centre-ville.
Pour en savoir plus, cliquez sur la fiche relative à l'aéroport d'Erevan.
Pour plus d'informations, allez directement sur le site officiel Armenia International Airports.
Au nord : l’église d’Odzoun datant de 580, est la plus ancienne d’Arménie ; les monastères de Sanahine, l’un des plus importants du pays, d’Aghpat, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, et de Goshavank.
A l’est : le lac Sevan, une véritable mer intérieure située à 2000 mètres d’altitude. Le cimetière de Noradoux, sur ses bords, est l’un des plus beaux du pays avec ses Khatchkars (pierres tombales) de toutes époques.
Au sud : le site de Garni vieux de 2000 ans, avec sa forteresse et son temple, était la résidence d’été des rois arméniens. Il est exceptionnellement bien conservé.
Les orgues basaltiques de Gendévank, parmi les plus beaux spécimens du monde.
A l’ouest : la Forteresse d'Amberd, qui date de l’an 1000, la mieux conservée d’Arménie.
La vallée d’Ararat, autour d’Erevan, est le verger du pays. On y trouve le fameux abricot arménien. On peut aussi admirer, de là, le mont Ararat situé en Turquie qui culmine à 5000 mètres. C’est sur son sommet que se serait posée l’Arche de Noé.
« Les Douze Capitales d'Arménie », un ouvrage collectif de textes et de photos publié à la Conciergerie, à Paris (2007)
« Ararat », d’Atom Egoyan (2002)
« Le Voyage en Arménie », de Robert Guédiguian (2006)