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Marmara

Marmara
Géographie

De par sa situation aux confins de l’Asie et de l’Europe, la mer de Marmara occupe une position stratégique. Depuis la plus Haute Antiquité, la région de Marmara a vu déferler les conquérants et a été le cadre de multiples batailles célèbres. En effet, en dépit de sa taille modeste de 11500 km2, de sa longueur de seulement 160 km d’est en ouest sur 60 km de large du nord au sud, les eaux de Marmara ont, de toute époque, constitué un verrou permettant ou interdisant l’accès d’un continent à l’autre.

De surcroît, la mer de Marmara est reliée à l’ouest à la mer Égée, partie orientale de la Méditerranée, par le détroit des Dardanelles et à la mer Noire par le chenal du Bosphore, long de 32 km, dans sa partie nord. Ainsi, en empruntant ces deux canaux et en traversant, entre les deux, les eaux de la mer de Marmara, peut-on naviguer de la mer Noire à la Méditerranée. La rive nord de l’étendue d’eau borde donc l’Europe sur son côté balkanique. Son rivage sud appartient quant à lui à l’Asie Mineure, et plus précisément à l’Anatolie. Toutes les côtes de la mer de Marmara se situent

sur le territoire turc, même si la partie européenne de la Turquie reste plus que modeste (avec environ 67000 m2, soit 8% de la surface totale de l’État largement ancré en Orient). Il en résulte qu’en raison de sa géographie, des civilisations qui l’ont habitée et de son histoire, la région qui borde la mer de Marmara demeure d’essence asiatique.

carte Mer de Marmara

Géologiquement, la mer de Marmara et la mer Égée ont toujours communiqué à travers les périodes de glaciation et de réchauffement grâce à la largeur et la profondeur (de 100 à 125 m selon les époques) du détroit de Çanakkale – plus communément connu sous le nom de détroit des Dardanelles.

La bordure nord du détroit se compose d’une langue de terre de 220 km de long sur une dizaine de large – appelée presqu’île de Gallipoli –, du nom de cette bourgade de pêcheurs abritant les ruines d’une forteresse byzantine, où se déroula la bataille éponyme en mars 1915.

Le 18 de ce mois, la flotte des armées alliées tente de pénétrer dans le détroit – tenu par les Turcs – au niveau du village de Seddübahir, à la pointe de la presqu’île, dans le but d’investir la mer de Marmara et, ainsi, attaquer Istanbul.

L’héroïque défense d’un mouilleur de mines turc empêche la réussite de l’expédition. Les Australiens, les Néo-Zélandais et les Français débarquent alors sur la côte ouest. S’ensuit une guerre de tranchées qui durera jusqu’au début 1916 et se soldera par un repli des Alliés et par des dizaines de milliers de morts de part et d’autre, dont 36000 Français.

Cette sanglante « bataille des Dardanelles » constituera un acte majeur de la Première Guerre Mondiale. Les troupes turques étaient menées par Kemal Atatürk, futur fondateur de la Turquie moderne. Aujourd’hui, des Mémoriaux turc, anglais et français qui commémorent l’événement sont érigés à Gallipoli, située à mi-chemin entre la mer Méditerranée et la mer de Marmara.

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